Les figures féminines de brine, mises en poésie par Luce Merle

Luce est venue à l’une de mes expositions à Lyon avec l’envie de découvrir mon travail et de comprendre ce qui traversait mes images. Nous avons beaucoup échangé ce jour-là autour de mes œuvres, de ce qu’elles racontaient, de ce que j’y avais déposé. Elle y a ressenti, avec ses propres mots, des émotions très proches de celles qui m’avaient accompagnée lorsque je les avais créées. À son retour, alors que nous nous connaissions à peine, elle m’a envoyé un poème inspiré par l’une de mes sérigraphies en noir et blanc : « La frôlée ».

J’ai été profondément touchée par cette manière qu’elle avait eue de lire le dessin, d’en saisir quelque chose d’intime, puis de le prolonger par l’écriture. De ce premier poème est née une très belle amitié, puis une série de textes inspirés de mes sérigraphies. Un dialogue s’est peu à peu installé entre ses mots et mes images. Nous avons ensuite eu envie de leur donner une voix (sa voix), et avons enregistré ces poèmes ensemble à Lyon. Vous pouvez ici les écouter, comme autant de passerelles entre l’image, les mots et ce que chacun peut y ressentir.